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Leagues SB League 16.05.2021

SB League : Game recap quarter of finals game 2

La sensation est venue de la Sporthalle où Starwings Basket est parvenu à s'imposer facer aux Lions de Genève obligeant les genevois premier au terme de la saison régulière à devoir jouer un 3ème match décisif dimanche sous le coup de 16h00 à la salle du Pommier. Au terme d'un match complètement fou, Spinelli Massagno a validé son ticket pour les 1/2 finales en l'emportant après deux prolongations à l'Istituto Elvetico face aux rival cantonal, les Lugano Tigers. Qualification beaucoup plus aisée de Fribourg Olympic et de Union Neuchâtel Basket qui se sont imposés en déplacement face respectivement au BC Boncourt et à BBC Monthey-Chablais en maitrisant bien leur sujet.

Battus par Starwings, les Lions ne sont pas au bout de leur peine

Sensation à Birsfelden. Toujours pas dans son assiette, le vainqueur de la Coupe perd l’acte II de son quart de finale des play-off. Retrouvailles dimanche au Pommier.

Face aux Starwings, les Lions de Genève pensaient régler l’affaire en deux temps trois mouvements. En deux matches surtout, économie d’énergie oblige. «En play-off, il est conseillé de ne pas faire la partie de trop. En fin de série, tout effort superflu peut s’avérer fatal», avait averti Andrej Stimac. Ses joueurs n’ont pas retenu la leçon. Deux jours après un premier acte victorieux mais nébuleux, ils n’ont pas retrouvé leurs esprits. Bousculés par le culot des Bâlois, ils ont même perdu les pédales. Battu 77-75 (38-38), le vainqueur de la Coupe de Suisse devra remettre l’ouvrage sur le métier dimanche au Pommier. C’est la mauvaise surprise du chef.

Copie brouillonne

Sur le parquet de Birsfelden, où ils s’étaient imposés à deux reprises en saison régulière, Tim Derksen et ses coéquipiers ont à nouveau rendu une copie brouillonne, truffée d’erreurs et d’imprécisions. Le musée des horreurs. Pire, différence notable et funeste, ils ne sont pas parvenus cette fois à corriger le tir en fin de partie. La faute à un excès de nervosité et à la farouche résistance des Starwings, emmenés par l’infatigable Deondre Burns. Longtemps, les deux défenses ont fait la loi. Une zone arachnéenne dans laquelle les Lions se sont souvent pris les pattes. Habiles aux shoots à distance, les Bâlois ont mieux su s’en défaire, jusqu’à compter 11 points d’avance à 8 minutes de la sirène finale. Les Genevois ont eu alors le mérite de ne pas s’affoler. Leur supériorité intrinsèque allait faire la différence, les Starwings allaient craquer. Lorsque Roberto Kovac a égalisé à 73-73, ce beau scénario a pourtant tourné court. Natan Jurkovitz a raté un panier facile, puis les bras de Tim Derksen ont tremblé alors que le top scorer genevois avait deux lancers francs pour arracher les prolongations. C’est à ce moment que le buzzer a sonné. Le glas pour un leader tombé de très haut.

Tribune de Genève - Pascal Bornand

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Boncourt en vacances la tête haute

Le BC Boncourt n’a pas pu éviter la fin de sa saison hier soir, mais il a rendu les armes au terme d’un vrai match de play-off. Et en vendement chèrement sa peau, que Fribourg Olympic, le champion en titre, a obtenue en transpirant et en s’imposant 88-65 dans le chaudron. Les Jurassiens s’inclinent 2-0 dans ce quart de finale bien trop ardu pour eux, mais après leur inélégant naufrage de mercredi à la salle Saint-Léonard (ils avaient été corrigés 105-53), ils ont su sortir les crocs et quitter la scène de la Swiss Basketball League 2020/2021 la tête bien haute.

L’émotion des play-off

Beaucoup de passion, 50 spectateurs qui se sont manifestés comme s’ils étaient plusieurs centaines, quelques beaux frissons, certaines frictions aussi, comme cette petite explication entre le président Grégory Franc et l’assistant d’Olympic Ivica Radosavljevic juste après la fin du deuxième quart-temps: il y a bien longtemps qu’on n’avait pas ressenti pareilles émotions dans une salle de basket. Pour cela, il fallait aussi que le train ne s’en aille pas sans le BC Boncourt en début de rencontre. Les hommes de Vladimir Ruzicic ont répondu à l’appel et mené à trois reprises au score (6-4, 8-6 et 12-11). Milos Jankovic, avec sa présence sous les panneaux et ses rebonds offensifs, avait une nouvelle fois donné un précieux coup de main. Le BC Boncourt affichait de très bonnes intentions et, au fond, c’est bien ce qu’on pouvait principalement exiger de lui. Cette volonté sans faille n’était pas suffisante pour éviter de lâcher du lest. Fribourg, cet ogre qui vous laisse difficilement respirer et qui remet sans cesse le couvert, creusait un premier écart important (21-30). Éric Fongué et les siens ne se laissaient pas abattre, opérant presque la jonction (31-34, 16’10’’). Petar Aleksic était contraint d’utiliser deux temps morts en à peine une minute et demie.

Trop difficile de suivre

À 39-45, la deuxième guerre des play-off n’était pas encore finie, mais les toutes dernières secondes avant la pause allaient être douloureuses pour les Jurassiens, qui accordaient un panier avec la faute à Alexander Hart, puis, sur le lancer franc manqué qui suivant, un rebond offensif à Paul Gravet, lequel enquillait un autre panier «bonus»: 39-50 à l’heure du thé. Les deux premiers paniers de la reprise étaient pour Boncourt (43-50, 21’53’’). Ils annonçaient en fait le chant du cygne. Comme Devin Cooper, la tête bien à l’endroit cette fois mais qui a été réduit au silence en seconde mi-temps, les locaux sont tombés en panne offensive (47-72, 28’29’’). L’activité défensive demeurait, à témoin le mutisme de Fribourg Olympic, qui a mis 4’11’’ pour inscrire ses premiers points dans l’ultime quart-temps, mais le finaliste malheureux de la dernière Coupe de Suisse n’avait déjà plus rien à craindre. Ainsi, Boncourt n’a pas pu suivre a été tenu à l’écart du grand exploit. On n’en tiendra pas rigueur aux hommes de Ruzicic. Combattre, résister un bon moment et s’incliner sans regret: c’est une plutôt belle fin. Petit tour d’honneur, ola, communion avec son petit parterre de fervents supporters. Les Boncourtois ont tiré le rideau sans trop avoir le masque hier soir dans le chaudron. «C’est sans regret», confirme Juraj Kozic. «Tout le monde s’est battu. Peu importe le résultat du premier match à Fribourg, on s’est dit qu’on devait jouer pour gagner. On croyait que c’était possible, surtout ici à la maison avec le public. Comme je l’avais imaginé, l’atmosphère était très bonne. L’ambiance était incroyable et je suis content de ça! Je suis fier de la saison qu’on a faite, malgré tous nos hauts et nos bas. On est resté soudé et on a eu une belle cohésion. C’était aussi une «rookie season» (n.d.l.r.: première année) pour les dirigeants, une nouvelle expérience. C’est un processus. Même quand les défaites se sont enchaînées, on est resté ensemble.» Hier soir, le BC Boncourt a eu la bonne idée d’afficher aussi beaucoup de caractère. «On a bien défendu, on ne peut pas dire qu’on a lâché. Peut-être y a-t-il eu quelques moments où on n’a pas été lucide.» Il s’agit donc de reconnaître la supériorité de Fribourg. Qu’avait Olympic en plus? «De l’intensité pendant 40 minutes. Des rotations, on peut le dire également, et davantage de joueurs d’expérience. Il nous a manqué aussi Amir Savon, qui donne beaucoup d’énergie quand il rentre. Sans lui, les minutes sont plus difficiles à gérer pour Nemanja (Calasan) et Milos (Jankovic).»

«Boncourt a bien mieux joué»

«Aujourd’hui (n.d.l.r.: hier), Boncourt a mis plus d’intensité et a bien mieux joué», confirme Robert Zinn, un ancien de l’équipe jurassienne. «C’était un combat de 40 minutes, ce n’était pas facile. C’est toujours dur de jouer ici, je connais cela! C’est parfois dur de jouer contre Cooper et Fongué a fait un bon job. Ils n’ont pas été vraiment concentrés en fin de première mi-temps et ça a été presque décisif. On sait qu’ils ne jouent pas avec beaucoup de rotations et c’est devenu plus facile pour nous.» Pour le numéro 13, ce match acharné servira aux Fribourgeois pour la suite. «C’était vraiment bizarre, cette atmosphère! Je crois que ça change beaucoup de choses. Pour une équipe qui joue à Fribourg un mercredi soir, ce n’est pas la même ambiance et c’est plus dur. Dommage pour Boncourt que sa saison soit finie.» Et vivement la prochaine, dans une salle encore plus remplie!

Le Quotidien Jurassien - Frédéric Dubois

Place aux choses sérieuses

Après son carton de mercredi, Olympic gagne aussi facilement l’acte II à Boncourt et file en demi-finale

Un carton mercredi pour la venue de Boncourt lors de l’acte I (105-53, +52), un match plus disputé mais dans l’ensemble très bien maîtrisé hier dans le Jura (65-88, +23) et voilà déjà Fribourg Olympic qualifié pour les demi-finales des play-off de SB League. Vite fait, bien fait! «Il n’est jamais évident d’enchaîner après une large victoire. Surtout en venant ici à Boncourt dans cette salle particulière. Nous avons su rester concentrés. Nous avons fait ce que nous devions faire», résume le topscorer Arnaud Cotture. Pour s’éviter toute mauvaise surprise comme celle qu’ont connue les Lions de Genève, surpris par les Starwings hier à Bâle et contraints de disputer un troisième match décisif demain, Olympic a mis la priorité sur sa défense. Une tactique simple et basique, spécialement à l’heure des play-off, qui a parfaitement fonctionné. Solides sur leurs bases, les Fribourgeois n’ont jamais tremblé. Tout juste ont-ils été accrochés durant le premier quart d’heure par des Jurassiens qui, dos au mur, abattaient leur va-tout (31-34, 17e minute).

Boncourt en surrégime

Mais Olympic ne s’est pas affolé. Il a continué à appuyer sur l’accélérateur et Boncourt, en surrégime à l’image de son topscoreur Devin Cooper (13 points en 1re mi-temps, 3 en 2e), a logiquement fini par craquer, les visiteurs gérant à leur guise une deuxième mi-temps à sens unique (45-63, 25e). «Il est dur de trouver la bonne concentration mais nous avons su nous montrer intelligents et patients pour couper leur jeu intérieur. Nous n’encaissons que 26 points en 2e mi-temps. Dans cette salle, c’est assez extraordinaire», félicite l’entraîneur Petar Aleksic. Après le festival à longue distance de mercredi (19 tirs primés), les Olympiens sont rentrés dans le rang (seulement 6/31), mais face à une zone très compacte, ils ont su trouver d’autres solutions en s’appuyant sur un collectif solide (7 joueurs à 9 points et plus). Le tout sans Sean Barnette, encore une fois ménagé en raison d’adducteurs douloureux. «Le scoring a été bien réparti, car tout le monde s’est senti concerné des deux côtés du terrain», relève Cotture. Après ce quart de finale mené tambour battant contre un modeste Boncourt, place aux choses sérieuses avec dès mercredi prochain le début des demi-finales contre Massagno, qui a eu besoin de deux prolongations pour se débarrasser de Lugano hier (93-89). «Pour nous, les choses sérieuses ont déjà commencé mercredi, corrige Cotture. Nous sentons déjà l’esprit des play-off. Dans le vestiaire et sur le terrain. Ça joue plus dur et tout le monde est concentré à 100%.»

Etat d’esprit exemplaire

L’état d’esprit des Fribourgeois est effectivement exemplaire, mais l’adversaire sera d’un tout autre calibre en demi-finale. Olympic sera-t-il capable de hausser encore son niveau? Petar Aleksic se montre en tout cas très satisfait des dernières sorties de son équipe: «Nous sommes bien entrés dans ces play-off. Il faut continuer sur notre bonne lancée.» Le coach fribourgeois a déjà pris un peu d’avance en profitant de la défense de zone des Jurassiens pour «tester de nouveaux systèmes». «Cela nous donnera des armes supplémentaires», sourit-il. Arnaud Cotture compte lui aussi exploiter ce quart de finale remporté facilement pour enchaîner. «Nous avons mis beaucoup d’intensité lors des derniers matches. Cela nous a permis de dérouler notre jeu. Continuons à travailler sur nous. Nous pouvons faire encore mieux», estime l’ailier valaisan. Voilà Massagno averti.

La Liberté - François Rossier

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I rimpianti dei Tigers, l’autocritica della SAM

Serata ricca di emozioni all’Elvetico: il Lugano ci prova, il Massagno vola in semifinale – Le reazioni dei protagonisti

Una partita interminabile ed emozionante. La migliore del Lugano in tutta la stagione. A vincerla, dopo due tempi supplementari, è però stata la SAM, che ha chiuso 2-0 la serie volando per la prima volta in semifinale. Da mercoledì dovrà vedersela con l’Olympic Friburgo, che ha piegato il Boncourt. Avanza anche il Neuchâtel, impostosi a Monthey. Sorpresa invece a Basilea, dove gli Starwings hanno impattato la serie con il Ginevra.

Sangue freddo

Ma torniamo al derby dell’Elvetico. Combattuto e incerto dall’inizio alla fine. Per indubbi meriti dei Tigers, trasformati nel giro di due giorni, ma anche per colpa dei favoritissimi ospiti, nervosi e passivi, testardi da 3 punti (49 i tentativi dalla distanza, solo 12 quelli a bersaglio, con un 4 su 22 al 20’). Possiamo dirlo senza timore di essere smentiti: i bianconeri – in cui a turno sono emersi Nikolic, Aw, Jackson e Steinmann – avrebbero meritato di più. Infatti a 2 secondi dalla fine dei tempi regolamentari erano avanti di 3 (74-71). A mandare tutti all’overtime, dopo un rimbalzo offensivo (l’ennesimo per la SAM) catturato da Williams, ci ha pensato Dusan Mladjan con una tripla delle sue. Sangue freddo nel momento più torrido della gara.

Lunetta maledetta

In casa luganese i rimpianti sono tanti. Per quel rimbalzo di Williams, sì. Per quel tiro al veleno di Dusan, sì. Ma anche per i tre errori dalla lunetta di Steinmann, poco prima. Lì, la squadra di Cabibbo avrebbe potuto scappare via definitivamente. Trafitti al cuore, nel supplementare i Tigers non hanno però mollato. Anzi. Ancora ai tiri liberi hanno avuto l’opportunità del sorpasso a 4 secondi dalla sirena, stavolta sprecata da Jackson (1 su 2 per l’80-80). Nel secondo overtime, è poi salito in cattedra Wes Molteni, con un parziale iniziale di 7-0 firmato interamente da lui. I padroni di casa hanno ancora provato a rientrare, ma a festeggiare, con contegno e moderazione, sono stati i biancorossi della Spinelli.

L’analisi del capitano

Lucida l’analisi del capitano massagnese, Daniel Andjelkovic, stravolto dopo una serata più complicata del previsto. Soprattutto ripensando alla gara a senso unico di mercoledì, vinta con un +39: «Sapevamo che il Lugano avrebbe reagito. Doveva farlo e ha dimostrato di poterci mettere in seria difficoltà. Bravi loro. Noi, però, abbiamo sottostimato l’avversario. Possiamo considerarci fortunati per aver agguantato l’overtime in extremis, la partita sembrava già persa. La difesa a zona messa a punto da Cabibbo ci ha reso la vita difficile e la nostra brutta serata da 3 punti ha generato ulteriore frustrazione. Insomma, non meritavamo di vincere, ma ci siamo riusciti. Forse perché avevamo più benzina. Sono sicuro che impareremo la lezione in vista della semifinale. Per me, in 10 anni di SAM, sarà un’emozione nuova».

Tra amarezza e orgoglio

Sfinito e amareggiato Totò Cabibbo: «Ci sono tanti rimpianti. Potevamo tranquillamente vincere, ma nei momenti chiave siamo stati poco lucidi e un pochino sfortunati. Nell’ultima azione dei tempi regolamentari non siamo riusciti a fare fallo e loro hanno pareggiato. Sì, l’esperienza ha fatto la differenza. Ma sono comunque contento: portare la SAM a due supplementari dopo aver perso la prima partita di 39 punti, non era scontato. Si è visto il carattere, ho avuto la risposta che mi aspettavo. Non ho dovuto fare chissà cosa per motivare la squadra, tutti sapevano di dover reagire». Intanto il presidente Alessandro Cedraschi si gode la licenza per la prossima stagione, arrivata proprio a match in corso. Chiusura con Robbi Gubitosa: «I Tigers hanno difeso con intensità, noi mentalmente eravamo troppo rilassati. In attacco non siamo stati aggressivi, accontentandoci di giocare sul perimetro. Sono convinto che in semifinale avremo ben altro atteggiamento».

Corriere del Ticino - Fernando Lavezzo

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TV Reports

RSI : Il Massagno chiude la serie ed elimina il Lugano 15.05.2021

Le BBC Monthey-Chablais termine sa saison avec les honneurs

Emmenés par leur capitaine, Chad Timberlake, les jaune et vert sont tombés les armes à la main face à Union Neuchâtel (74-88). Une défaite qui met un terme à leur saison.

Après la «claque» encaissée lors de l’acte I, le BBC Monthey-Chablais se devait de réagir. Il l’a fait, qui plus est en équipe. Mais cette réaction n’était pas suffisante face à un Union Neuchâtel mieux armé et globalement beaucoup plus solide. C’est donc sur une défaite 74 à 88 que les Sangliers tirent le rideau sur une saison 2020-2021 forcément spéciale.

Le constat: Timberlake indispensable, mais retraité?

Les jaune et vert avaient moins de 48 heures pour parvenir à sortir leur meneur, Chad Timberlake, de l’étreinte défensive neuchâteloise. Sans doute frustré d’avoir été pareillement muselé lors de l’acte I, le capitaine montheysan a démarré la rencontre en patron. Mais il s’est malheureusement rapidement heurté à la défense tout terrain et agressive des visiteurs. Contraint de forcer ses impulsions offensives et ses inspirations collectives, Timberlake rejoignait la mi-temps avec quatre pertes de balle et un 3 sur 7 à deux points. Sa réaction a été «terrible» après la pause, puisque le vétéran a porté les siens à bout de bras durant tout le troisième quart (10 points). C’est sous les applaudissements, amplement mérités, du public et de ses coéquipiers que capitaine «Chad» a quitté le parquet du Reposieux. Pour la dernière fois? «J’ai évité de regarder mes coéquipiers en face ce soir, parce que j’avais peur de transpirer des yeux», rigole le principal intéressé. «Il y a eu de vraies émotions, même si j’aurais aimé prolonger encore cette saison et finir devant une salle pleine. Maintenant, je dois me poser et réfléchir à mon futur.» Celui-ci semble cependant ne pas se dessiner du côté du Reposieux.

Le tournant: 100 secondes dans le vide

Les mauvaises langues diront que le tournant de cette série de play-off avait déjà eu lieu mercredi soir à la Riveraine. Mais c’est bien durant le deuxième quart que l’élimination du BBC Monthey-Chablais a été consommée. Plus précisément, en 100 secondes, entre la 15e et la 17e minute de jeu, temps durant lequel les Sangliers encaissaient un partiel de 0-10. Comme un symbole, c’est le capitaine Timberlake qui a lancé cette mauvaise passade avec un «lay up» manqué. Galloway a ensuite manqué deux lancers-francs, pendant que Desponds mitraillait à trois points sans succès (1 sur 5). Dans l’autre camp, le cinq de base, emmené par Ford et Taylor, creusait un écart suffisant pour faire basculer la rencontre. Définitivement.

La différence: les armes n’étaient pas les mêmes

Pendant que Timberlake s’époumonait à ramener le «BBCM» dans le droit chemin durant le troisième quart, Vernon Taylor et Xavier Ford étaient tranquillement assis sur leur banc. Les deux Américains laissaient notamment à Granvorka, à Kübler et à Martin la charge de maintenir l’écart avec leurs adversaires. «Granvorka et Anabir faisaient tous les deux partie du cinq de base lors de leur saison à Monthey. Aujourd’hui, ils sont plus âgés, mais ont un rôle secondaire à Neuchâtel. Cela en dit long sur la différence entre les deux effectifs», souligne Patrick Pembele. Une mission accomplie sans trop trembler pour les seconds couteaux neuchâtelois. A l’inverse, du côté des locaux, «le banc» n’a pas eu l’impact escompté. Tantôt naïf, tantôt maladroit, celui-ci a d’avantage précipité la chute des Sangliers qu’aidé à sa «résurrection».

La suite: cette fois-ci, Monthey est en avance

«Cela va être bizarre de pouvoir travailler sereinement durant les prochaines semaines», sourit un Patrick Pembele, peu habitué à ce genre de situation depuis le début de son bail montheysan. «J’ai déjà plusieurs «prospects» étrangers sur ma liste qui correspondent à nos besoins mais aussi à notre budget.» Pour ce qui est des joueurs suisses, il pourrait également y avoir du mouvement. «Trois ans avec un jeune coach, c’est long. Certains auront peut-être envie de trouver un autre projet, ailleurs.»

Le Nouvelliste - Adrien Delèze

La qualification et des promesses pour Union Neuchâtel

Pas toujours au mieux durant la saison régulière, les Neuchâtelois ont parfaitement négocié leur quart de finale face à Monthey. Vendredi soir, ils se sont imposés 88-74.

La série s’annonçait indécise entre un Monthey de retour de forme et un Union plus fort sur le papier, mais en proie au doute. Il n’en a finalement rien été. Dans un quart de finale au meilleur des trois matches, le club du Littoral a facilement pris le dessus sur son adversaire. Vendredi soir en Valais, les hommes de Mitar Trivunovic ont validé leur ticket pour les demi-finales en s’imposant 88 à 74. Ils retrouveront les Lions de Genève ou Starwings Bâle au prochain tour. «C’est un soulagement de remporter cette série après deux matches. Notre première victoire nous a donné beaucoup de confiance», confie Noé Anabir, joueur d’Union. «Nous nous sommes battus et cela nous a permis de passer l’épaule.» Vendredi, comme mercredi lors de leur large victoire 106 à 69, les Neuchâtelois ont rapidement pris les devants grâce à un collectif bien rodé. A la mi-temps, ils comptaient un avantage de onze points. Une différence conséquente, d’autant plus qu’Union est pourvu d’un banc plus fourni que son adversaire. «Beaucoup de nos jeunes disputaient pour la première fois une rencontre de play-off. Il y avait de la pression. Nous avons montré du caractère», lâche Mitar Trivunovic, entraîneur d’Union. «Dans le jeu tout n’a pas été parfait. Nous avons commis beaucoup d’erreurs. A la fin, seule la victoire compte.» Avec l’appui d’un public valaisan peu nombreux mais bruyant, Monthey s’est montré plus à son avantage que lors de l’acte I. Pas suffisant pour faire flancher Yoan Granvorka et ses coéquipiers, bien organisés défensivement et emmenés offensivement par Xavier Ford irrésistible. L’Américain s’est fait l’auteur de 27 points. Elu homme du match, il a largement contribué à la victoire des siens. De bon augure. «Nous pouvons encore progresser au niveau de notre attaque. Nous n’avons pas toujours appliqué les consignes de notre coach», relève Noé Anabir. «Nous aurions dû être plus agressifs aux rebonds et plus dur à l’intérieur. Dans certaines phases, nous avons été punis. Au niveau du collectif, nous avons bien partagé le ballon.»

Genève ou Bâle

Passé le périlleux obstacle montheysan, Union se frottera au stade des demi-finales aux Lions de Genève ou à Starwings Bâle. Favoris dans cette conquête du titre, les Genevois ont buté vendredi soir contre les Bâlois. Les deux équipes disputeront dimanche après-midi une rencontre décisive pour se départager «Il s’agit d’une bonne nouvelle. Nous pouvons déjà nous préparer pour cet affrontement. Nous arriverons plus frais que l’adversaire», apprécie Mitar Trivunovic. Noé Anabir se montre lui aussi satisfait de la tournure des événements. «Les play-off reviendront à l’équipe qui saura rester en bonne santé. Nous aurons plus de repos. Cela pourrait faire la différence», glisse-t-il.

Arcinfo - Florian Charlet

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