Il BCF Elfic Fribourg ha fatto il break in questa serie finale vincendo gara 3 alla palestra Rocher. Grande inizio per gli elfi e rimonta delle vodese prima della pausa. Una differenza fatta tra la fine del terzo e l'inizio del quarto quarto, anche se le giocatrice locale hanno ridotto il divario senza poter mettere in discussione il successo dei giocatori di Romain Gaspoz.
BCF Elfic Fribourg - Nyon Basket Féminin 2-1
Foto : Pierre Maillard
À nouveau battu par Elfic, le Nyon Basket Féminin se retrouve dos au mur
Dimanche, dans un Rocher bouillant, les Nyonnaises ont fini par s'essouffler face à Fribourg (55-63). Les Elfes auront une première balle de titre, mercredi soir (20h30), à Nyon.
Dans une salle du Rocher chauffée à blanc et tout de blanc vêtu, les Nyonnaises ont eu de quoi broyer du noir, dimanche après-midi. Car comme lors de leurs deux premiers affrontements face à Elfic Fribourg dans cette finale (1-1 dans la série), cette rencontre s’est jouée sur des détails. Mais contrairement aux premiers matches, les joueuses d’Hakim Salem ont connu un début de partie difficile, comme si cette grande première devant leurs fans les avait inhibés. Dès le coup d’envoi, l’écart a pris l’ascenseur… 0-7, 10-23 et même 16-32 à la fin du premier quart. «Elles ont commencé mieux que nous, tout simplement, avoue le technicien nyonnais. On a raté des shoots faciles qu’on aurait dû mettre.» En face, les Fribourgeoises (12/14 aux tirs) semblaient touchées par la grâce dans ces dix minutes initiales. Mais contrairement aux premiers matches, les joueuses d’Hakim Salem ont connu un début de partie difficile, comme si cette grande première devant leurs fans les avait inhibés. Dès le coup d’envoi, l’écart a pris l’ascenseur… 0-7, 10-23 et même 16-32 à la fin du premier quart. «Elles ont commencé mieux que nous, tout simplement, avoue le technicien nyonnais. On a raté des shoots faciles qu’on aurait dû mettre.» En face, les Fribourgeoises (12/14 aux tirs) semblaient touchées par la grâce dans ces dix minutes initiales.
Sacrées remontées
Dans la touffeur du Rocher, les hôtes ont laissé passer l’orage, avant de sortir leur meilleure arme: une défense intraitable. Après avoir fait feu de tout bois dans le premier quart, Elfic n’a plus fait frémir les filets du Rocher pendant plus de cinq minutes dans le deuxième. De quoi remettre les Nyonnaises à flot (36-37 à la pause). Mais encore une fois, ces dernières manquaient leur retour sur le parquet. «On a fait une super défense mais, dans le troisième quart, on n’a pas réussi à marquer, soupirait Hakim Salem. Il y a la pression, des mauvais shoots, mais certaines joueuses doivent aussi «step up». Nos grandes joueuses doivent marquer des grands shoots.» Le coach néerlandais fait référence aux nombreux ratés de ses protégées dans le troisième quart, conclu sur un tout petit 5-12. Elfic en a profité pour s'envoler dès le début de la dernière période (41-56), avant de voir, encore, les Nyonnaises enflammer le Rocher (50-56).
Nyon n’a plus le choix
Mais cet effort était visiblement celui de trop pour les locales, qui ne parvenaient pas à recoller, malgré plusieurs possibilités de faire trembler l’ogre fribourgeois (55-63). Nyon a manqué trop de shoots faciles (13/41 à deux points) et laissé trop de rebonds (35-45 dans ce domaine) pour y croire. Un manque de lucidité après tous les efforts fournis. «Je pense que c’est vraiment dans le dernier quart qu’on perd cette partie», souffle Hakim Salem, qui devra trouver les bons mots pour relancer son groupe, désormais obligé de remporter les deux prochaines rencontres. «Il faudra encore faire un gros match ici. C’est une équipe pas facile dans une salle pas facile, reconnaît pour sa part Romain Gaspoz. A nous d'améliorer les petits détails. On s’est trop précipité dans le deuxième quart, on rate des choses simples. On a aussi été un peu moins sérieux sur les duels à un moment donné.»
L’expérience d’Elfic
Le match d’Elfic était effectivement loin d’être parfait, en témoigne leur petite adresse à longue distance (6/25) ou leurs nombreuses pertes de balle (18). «Sur la fin, il y a du stress, bien sûr, mais on n'a pas douté, glisse le coach fribourgeois. On a vécu des matches comme ça en EuroCup, on a une certaine expérience et on sait comment gérer ces matches à enjeu.» L’expérience, voilà peut-être ce qu’il manque encore aux Nyonnaises. «On voit la différence entre des filles qui jouent des finales chaque année et celles pour qui c’est une première, accorde Hakim Salem, pas encore vaincu. Je crois toujours au titre. Tant qu’il y a de l’espoir, ce n’est pas fini.» Si le Néerlandais avait réservé quelques surprises dimanche – présence de Tamara Ibrahim dans le cinq de base, passage par moments en défense de zone –, il espère surtout que ses joueuses retrouveront de l’adresse pour le match IV. A commencer par son duo d’étrangères (7/24 aux tirs à elles deux). Sans cela, la saison du NBF pourrait prendre fin mercredi.
La Côte - Romain Bory
Elfic se procure deux balles de titre
Les championnes de Suisse sortantes s’imposent 55-63 à Nyon et prennent l’avantage en finale (2-1)
Le match le plus important est toujours celui qui arrive, se plaisent à dire les entraîneurs soucieux de garder leur équipe sous tension. Mais Elfic Fribourg a peut-être – ou doit-on écrire sans doute? – fait le plus dur en s’imposant hier à Nyon. Grâce à leur succès 55-63 que l’on ose qualifier de mérité mais qui a vu une courageuse opposition vaudoise, les championnes de Suisse sortantes auront l’occasion, dès mercredi à la salle du Rocher à nouveau, de fêter un quatrième titre de SB League consécutif, celui de l’exercice 2019/20, qui aurait pu leur sourire aussi, n’ayant pas été décerné en raison de la pandémie. Si les Fribourgeoises devaient échouer dans leur entreprise, la série rebondirait une dernière fois dimanche. A Saint-Léonard.
Etiolement progressif
«Je pense que Nyon va vouloir vendre chèrement sa peau. Je pense aussi que nous avons des solutions contre lui, mais il y a un «si»: Il faudra être bon en défense.» Comme aujourd’hui, à savoir hier, aurait pu ajouter Romain Gaspoz, dont les elfes ont redoublé de vigilance sous leur propre panier. Conséquence? Cinquante-cinq points encaissés seulement. Conséquence bis? Une Jessica Loera brimée par les fautes et qui s’est étiolée physiquement au fil des minutes, malgré le soutien indéfectible d’un petit millier de spectateurs bruyants mais à l’attitude «bon enfant.» Pour ceux qui auraient pris la finale en cours de route, Jessica Loera est une meneuse américaine aussi rapide qu’indispensable au dauphin d’Elfic en saison régulière. «C’est une fille qui est beaucoup dans l’énergie. Elle est tellement impliquée des deux côtés du terrain qu’il est compliqué pour elle de garder le même rythme pendant toute la rencontre», constate Nancy Fora. Et celle qui a contribué à l’étiolement progressif du No 3 nyonnais de préciser: «Lorsqu’elle doit sortir, et ce fut le cas, plus rien ne se passe…» Une autre Fribourgeoise, mais depuis peu seulement, a pris un malin plaisir à limiter le rayon d’action de Jessica Loera, dont on n’a jamais autant écrit le nom, preuve de son caractère essentiel. Arrivée il y a une semaine pour pallier l’absence sur blessure de Selena Lott, Maxuella Lisowa-Mbaka n’a jamais laissé souffler son vis-à-vis, lequel a perdu la bagatelle de 8 ballons. Des ballons, l’internationale belge de 21 ans en a «gratté» quelques-uns aussi, parfois acrobatiquement et in extremis. A l’image de celui de la 31e minute qui a permis à Marielle Giroud de se libérer (41-51). Peu inspirée jusque-là, la topscoreuse valaisanne des elfes n’a-t-elle pas été la grande dame du quatrième quart-temps, qu’elle a dominé au rebond – 12 au total – et éclaboussé de son expérience? «Pour Marielle (Giroud), la série n’est pas très facile car, dans la manière dont il est organisé, l’adversaire ne lui laisse pas beaucoup de jeu offensif, observe Romain Gaspoz. Mais je me tue à lui dire que même si elle ne marque pas, elle a un impact inouï. Cela s’est encore vérifié en seconde mi-temps, lors de laquelle elle a ouvert un véritable chantier au rebond.»
Bazar en tous genres
La première fut un bazar en tous genres. Elle a commencé par une leçon d’adresse du favori fribourgeois, qui a inscrit 32 points lors du seul quart initial. Le départ aurait été idyllique si l’orgueilleux Nyon n’était pas «monté en intensité», selon Nancy Fora, dont les coéquipières o nt soudain commis approximation sur approximation. Jusqu’à permettre à leur hôte de revenir (20e 36-37) dans un acte III qu’il perdra, un peu, au retour des vestiaires (30e 41-49) et, beaucoup, dans les dix dernières minutes. La colère d’Hakim Salem, entraîneur néerlandais du club de la Côte, en prime. Si Elfic avait gagné plus qu’un match, Hakim Salem n’aurait pas réagi différemment…
La Liberté - Pierre Salinas