Signe encourageant pour le club local en grosse difficulté, il y avait longtemps que les tribunes de la Vallée de la Jeunesse n'avaient pas été aussi bien garnies; de nombreux supporters valaisans avaient affrontés les routes enneigées pour soutenir leur équipe, mais il y avait également des lausannois venus apporter leur soutien à un club luttant pour sa survie. A l'instar du conseiller d'Etat Philippe Leuba, venu donner le coup d'envoi, chacun est venu faire un geste en faveur du club de la capitale olympique.
En observant les contingents des 2 équipes, ont constate que Bavcevic aligne un 5 de départs plus expérimenté, plus athlétique et surtout plus grand à tout les postes.
Impression confirmée à l'entame de cette demi-finale: 0 à 7 en moins de 2 minutes, suivi d'un temps mort pris par Dessarzin qui n'est pas parvenu à enrayer le rouleau compresseur montheysan. Il aura fallu attendre un panier à 3 points de Wilson pour ouvrir les compteurs lausannois alors qu'ils étaient déjà menés de 12 points. Jordan Heath est passé par là, son envergure pesant sur l'adversaire en défense tout en alternant dunks et tirs à 3 points en attaque. Un seul chiffre pour exprimer l'avantage athlétique des visiteurs: 6 rebonds à 13 au terme du 1er quart. Côté lausannois, seul Badara Top semble évoluer à son niveau.
Dans le 2ème quart, Cochran, jusque là bien muselé par la défense adverse démontre qu'il est l'un des joueurs les plus spectaculaire du championnat. Celà suffira pour maintenir le suspense puisque les 12 points d'écart à la mi-temps ne paraissent pas insurmontable.
Hélas pour les Vaudois, l'adversaire entame la 2ème mi-temps avec la même détermination que le 1ère. Les joueurs US de Monthey, à l'image de Humphrey et Young, n'hésitent pas à servir Maruotto pour tirer parti de son adresse exceptionnelle (6 sur 7 à 3 points rien qu'en 2ème période)! L'abnégation de Bozovic et la confiance retrouvée de Pythoud ne serviront qu'a provoquer la colère du coach montheysan qui semblait être le seul à croire que les lausannois pouvaient le priver de finale. Reste à savoir si son équipe fera aussi bien que celle de 2005, année de sa dernière finale victorieuse!